Suite à l’acquisition, nous avons fait un détour par Ste-Marie. En premier lieu pour un rendez-vous chez le « ramancheur » expert pour Mélodie et surtout pour présenter l’acquisition à la famille.
La sortie de Québec a été pénible, le trafic monstre pour se rendre au pont de Québec a pris plus d’une heure. D’un sens, ça m’a permis d’apprivoiser la conduite à 3 km/h, ainsi que les différents sons du moteur et des installations de Mordicus. Parce que oui — au début, notre Blue Bird Vision 2015 de 32 pieds s’appelait encore Mordicus, le nom que ses concepteurs lui avaient donné. La Muserie Mobile, ça viendrait plus tard.
J’étais fier d’être au volant de notre chalet mobile, au siège du conducteur d’un véhicule que nous allions transformer et décorer à notre goût. Cette fierté était aussi mêlée d’un peu d’anxiété… ça reste un investissement dans une machinerie lourde et usagée qui peut rapidement dévorer un budget et des économies. Moi qui ne voulais plus de véhicules d’occasion.
Comme nous avons décidé de passer notre première nuit à Ste-Marie, après le souper de célébration, un magasinage rapide pour des draps et des oreillers était un prérequis. Ainsi qu’un stop à la SAQ pour souligner le tout avec un Ripassa Zenato, un joli rappel à la mémoire de Georges. C’est un vin que nous apprécions le plus ensemble.
Nous avions l’intention d’aller à Ste-Marie dans un espace de parc aménagé pour les VR pour la nuit. Indications pas évidentes, manœuvre pour revenir en arrière, on finit par arriver sur le site avec une première alerte sur le tableau de bord… déjà!!! Un icône et un son maintenu, quessé ça baptême! Pas besoin de vous dire que les pensées défilent dans ma tête. Moi, sur le cellulaire, en pleine émotion, à chercher, et Mélo qui appelle son ex, ancien camionneur, pour en savoir davantage. Finalement, c’est le témoin HEST (High Exhaust System Temperature ou Température élevée du système d’échappement)… c’est purement informatif pour prévenir un stationnement en herbes hautes ou pour éloigner les piétons… ouf… première leçon apprise, c’est pas tout ce qui s’allume qui est dangereux.
Finalement, on découvre qu’il faut réserver notre emplacement au coût de 25$ et que celui-ci est déjà réservé, donc on repart pour passer la nuit dans le stationnement de Marika.
Une première nuit, c’est jamais juste une nuit. C’est le vrai début de l’aventure : le moment où le skoolie arrête d’être un projet pis devient notre maison.

