Quand t’as un bus de 32 pieds pis que tu planifies un roadtrip pour le weekend ou pire, partir sur le “nowhere” pis le soleil commence à baisser, la question qui revient tous les soirs, c’est toujours la même : « On se pose où à soir? »
Après pas mal de kilomètres brassés sur les routes du Québec pis du nord-est américain, on a fini par se bâtir notre p’tit trio d’applis. Trois outils, trois personnalités, trois façons de trouver un stationnement pour la nuit. Je te les présente en toute franchise — les bons coups comme les bémols.
Harvest Hosts — les États pis les découvertes qui sortent de l’ordinaire
Notre application de prédilection, l’américaine. Harvest Hosts, fondée en 2009 en Arizona par Don et Kim Greene — l’idée leur est venue en découvrant un réseau similaire en France, pour les VR. Sympathique comme origine.

Le concept : tu passes la nuit chez des vignobles, des fermes, des brasseries, des distilleries, des musées, même des terrains de golf pis des attractions pas mal insolites. Au total, on parle de plus de 9 500 hôtes.
Le coût : ça part à 99 $ US par année pour la formule Classic. Y’a des forfaits plus complets avec Boondockers Welcome pour ajouter des milliers de terrains privés (le forfait que nous utilisons), ou la formule All Access qui ajoute des terrains de golf, pour un coût à 169 $ ou 179 $ US.
Ce qu’on aime :
- Les endroits. Tu te ramasses à des endroits que tu ne trouverais jamais autrement. Au cœur d’un vignoble, dans une ferme, un ciné-parc ou le stationnement d’une brasserie (ta maison dans le stationnement après une soirée de musique live).
- L’app est bien faite avec la carte facilement navigable, les filtres pis les avis du monde.
- La création de road trip est une fonctionnalité que j’adore : elle permet de sélectionner des destinations et de les classer par ordre, et elle calcule les distances et les temps de trajet entre elles.
Les bémols :
- Pratiquement pas de services, oublie les branchements — plus de 90 % des places sont juste des espaces de stationnement… ce qui n’est pas un problème pour nous, étant autonomes, mais parfois, pour un coût additionnel, c’est possible.
- Souvent accessibles pour une seule nuit, certaines places permettent d’ajouter des nuitées moyennant un supplément.
- Pis y’a une dépense attendue chez l’hôte, on suggère autour de 30 $ US la nuitée. C’est de bon cœur, remarque : t’encourages une p’tite business en même temps. Je préfère acheter de quoi pour le repas, pour la visite guidée ou une bonne bouteille plutôt que de payer une contribution sans rien en retirer (exemple, un camping).
Plusieurs de nos séjours sont sur Harvest Hosts et nous prenons le temps d’y ajouter les informations des hôtes en bas de chacun d’eux.
Terego — le terroir canadien
On continue par celle de chez nous, la Québécoise, qui reprend le concept de Harvest Host. Terego, né en 2017 dans les Laurentides, à Sainte-Anne-des-Lacs, est le fruit du duo mère-fille Michèle Bourassa et Karine Morin. Une entreprise de chez nous, service en français, contact humain avec le monde. Ça fait du bien.

Le principe : tu dors gratuitement chez des producteurs et des artisans du terroir. Vignobles, cidreries, vergers, fromageries, microbrasseries pis — évidemment — des cabanes à sucre. Le réseau compte plus de 500 hôtes, un peu partout au Canada, mais surtout au Québec. Ils recherchent des ambassadeurs pour développer l’Ouest et avec raison!
Le coût : 114,45 $ CA pour l’année. Y’a aussi un passeport de 3 jours à 61,95 $ si tu veux juste essayer avant de plonger. Ça se rentabilise en 2-3 nuitées, faut juste faire le calcul.
Ce qu’on aime :
- L’expérience. Tu dors pas dans un stationnement d’épicerie, tu dors chez du vrai monde qui te raconte son métier. Pis tu repars souvent avec un p’tit quelque chose du coin dans le frigo.
- Le français. Toujours plus simple dans ta langue maternelle pour échanger et surtout pour Mélodie à poser toutes ces questions 😉
Les bémols :
- Faut réserver en ligne (t’as pas le droit d’appeler l’hôte directement).
- Une seule nuit par place, pis le bus doit être 100 % autonome — toilette à bord, eau, réservoir d’eaux usées.
- La génératrice est interdite sauf accord de l’hôte. Pis le réseau roule surtout de mai à octobre; l’hiver, ça se fait pas mal plus rare.
- La navigation sur la carte est plutôt frustrante.
- On retrouve souvent le même hôte sur les deux plateformes avec Harvest Hote, ce qui nous amène à nous interroger sur leur utilisation… MAIS, certains endroits sont un petit bijou à explorer et seulement disponible sur Terego.
Quelques-uns de nos séjours sont avec Terego et nous prenons le temps d’y ajouter les informations des hôtes en bas de chacun d’eux.
iOverlander — la carte du monde entier, gratuite
Pis la troisième, celle qu’on garde toujours dans nos poches : iOverlander. Un projet américain lancé en 2014 par deux vrais overlanders, Sam Christiansen pis Jessica Mans. Au départ, c’était une base de données bâtie par la communauté des voyageurs elle-même.
Contrairement aux deux autres, iOverlander c’est pas une plateforme de réservation — c’est une carte. Une immense base de données de coins où dormir, mais aussi d’eau potable, de propane, de vidange, de mécanos, de douches, de laveries… partout dans le monde.
Le coût : Gratuit! La version de base ne te coûte rien (avec de la pub). Y’a des abonnements optionnels si tu veux plus — Pro à 59,99 $ US par année, Unlimited à 99,99 $ US — mais pour la plupart du monde, le gratuit fait la job.
Ce qu’on aime :
- C’est gratuit, c’est mondial, pis ça marche hors ligne! Quand t’es dans un boutte sans signal cellulaire, ça vaut de l’or. Si tu as pris le temps de télécharger la carte plus tôt. Tu peux n’avoir qu’un état/province à la fois, donc tu prévois et tu as une carte avec des suggestions de voyageurs.
- C’est aussi là qu’on trouve les spots de camping sauvage pis les p’tits services pratiques.
Les bémols :
- Comme c’est le monde qui remplit la base, l’info est parfois périmée ou pas à jour. Les règlements changent, il faut valider les pancartes en arrivant sur le site et surtout la date des derniers commentaires.
- Pis surtout — je le répète — ça réserve pas. C’est une carte pour trouver, pas pour réserver. On l’utilise en complément des deux autres, jamais seul, pour planifier une nuit garantie.
Notre façon de jongler avec les trois
Dans le fond, on les voit pas comme des concurrents mais comme trois outils complémentaires :
- Terego pour le terroir d’ici, réservable, en français.
- Harvest Hosts pour les découvertes aux États-Unis pis dans le ROC.
- iOverlander pour le camping sauvage, les services pis les fois où on improvise.
Le beau là-dedans : même en s’abonnant aux trois, le total (environ 114 $ CA + 99 $ US + 0 $) revient encore moins cher que quelques nuits dans un camping commercial. Pis on dort pas mal plus dans le décor que sur l’asphalte d’un centre d’achat.
Envie d’essayer?
Si notre p’tit carnet te donne envie de te lancer, tu peux t’inscrire à Harvest Hosts via notre lien juste ici : https://www.harvesthosts.com/?refid=yayghdws.

Ça nous donne un p’tit coup de pouce pour continuer à documenter nos aventures, pis toi t’as un rabais sur ton abonnement. Tout le monde y gagne. Merci d’avance!
Pis vous autres, c’est quoi vos applis pour trouver un coin où vous poser? Venez nous jaser de ça sur la page Facebook: https://www.facebook.com/LaMuserieMobile.
AVQ – Découverte lors du dernier VanLife Fest Québec

Ce n’est pas une application de réservation, mais surtout une association “par les vanlifers, pour les vanlifers”. Ayant pour but d’éduquer et d’être la voix des vanlifers, leur mission est d’agir comme porte-parole des intérêts de la communauté auprès des gouvernements et des villes.
Travaillant fort pour créer des espaces dédiés ou permissifs, afin de permettre aux voyageurs de se poser dans un milieu meilleur qu’un stationnement, toujours inquiet de faire dégager.
https://www.associationvanlifeqc.ca/
Bonne route, aventuriers à 2 pis 4 pattes! 🚌
— Syl20Lat

