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Deux personnes souriantes avec deux chats devant un bus aménagé en skoolie.

Un an de skoolie : rétrospective de notre première année avec La Muserie Mobile

Le 17 juillet 2025, on repartait de Québec avec notre Blue Bird Vision 2015 de 32 pieds. Un an, jour pour jour. Mélo et moi, on s’est assis pour regarder en arrière… pis on n’en revient pas de tout ce qui s’est passé dans douze mois.

Ça a brassé. Dans tous les sens du mot.

Avant le nôtre : le coup de foudre en location

En fait, tout a vraiment commencé un peu avant. En mai 2025, avant d’acheter quoi que ce soit, on a voulu goûter à la vie en skoolie pour vrai. On a loué, via Outdoorsy, un International 2007 de 39 pieds converti, offert par Québec Skoolie. Direction le Maine, le Nouveau-Brunswick, pis la cerise : le traversier vers Grand Manan, en pleine baie de Fundy.

Les phares dans le brouillard, les galets de Deep Cove, les homards, la nuit chez les chèvres… pis un quasi-accident évité de justesse en route vers Acadia qui nous a rappelé qu’un gros véhicule, ça se respecte. On est revenus avec une seule idée en tête : on s’en veut un.

« Nous l’avons enfin trouvé! »

Après avoir scruté Marketplace, visité, inspecté pis évalué un paquet de skoolies de toutes les grandeurs — même des Sprinters « vanlife » — on a fait l’aller-retour à Québec le 11 juillet. Mordicus! On a rencontré les propriétaires qui avaient fait la conversion eux-mêmes, pis c’était le bon.

Le 17 juillet, on signait. Première nuit dans notre skoolie après un détour par Ste-Marie pour le présenter à la famille — pis un arrêt chez le « ramancheur » pour Mélo. La sortie de Québec a été pénible, trafic monstre jusqu’au pont… mais on était chez nous, sur roues.

Les premières semaines, on a apprivoisé la bête : une console de navigation Atoto de 10 pouces (parce que manœuvrer 32 pieds sur un p’tit cellulaire, non merci, plus mes yeux de jeunesse) et — bonus — enfin de la musique dans les speakers. Première sortie officielle avec Snow et Faye à une pendaison de crémaillère : les chats ont fait autant fureur que moi auprès des enfants.

L’automne 2025 : les premiers vrais trips… et le galiper qui colle

Avant de viser les États-Unis, un point m’inquiétait : le système électrique. Le fameux « pin-pon, pin-pon » qui surgissait sans prévenir. Un audit chez Explorawatt à Laval, pis on partait plus rassurés. #explorawatt

Sauf que le skoolie, lui, avait d’autres plans. Au retour de cet audit, le trafic a eu raison des freins arrière. Collé, serré, le galiper a figé et le bus s’est immobilisé dans un nuage de fumée. F-X à la rescousse, puis un séjour au garage… ENFIN de retour à la maison le 13 septembre. On a appris tôt une leçon qu’on n’a jamais oubliée depuis : sur un skoolie, la mécanique fait partie du voyage.

Et malgré tout ça, quel automne. Le Vermont et ses collines aux mille couleurs (pis nos talents pour se perdre sans réseau), notre baptême de vidange à 36 $ US, les fromageries, un Maine Coon surprise, la soirée jazz au Lincoln Peak Vineyard. Puis les longs week-ends improvisés : le Old Stone House Museum où on est arrivés 9 minutes trop tard, le blues au barn à Over The Moon, Franconia Notch, Halloween sous la pluie à Cadyville, les bières aux vétérans à Paradox Brewery sans oublier tous les passages aux douanes.

Et une première nuit sous zéro au parc de la Rivière Batiscan, avec nos amis Anthony et Dominique — ceux-là même qui avaient concrétisé leur projet vanlife avant nous et qui m’ont donné le goût d’y plonger.

Saison 2026 : sirop, bisons et « Phoque la job! »

La saison a redémarré en avril avec un road trip en Beauce — sirop d’érable, Webasto récalcitrant, pis la douloureuse taxe du diesel à 2,53 $ le litre (0,50 $ le km, yikes). Ensuite Iroquois en Ontario avec ma Kellyanne, Saint-Jean-de-Matha et ses pommiers, Terre de bisons à Rawdon et la légende du bison blanc.

Puis le grand départ : « Phoque la job! ». Du 15 au 31 mai 2026, un périple de 2 217 km dans le nord-est des États-Unis. Treize arrêts, un cinéma-parc à Ballston Spa, des fermes au Connecticut, les alpagas d’Avalonia Acres, Scarborough Beach au Rhode Island, le homard frais du pêcheur, Cape Cod, les White Mountains…

Et le fameux PAFF! : la clampe du turbo qui lâche en pleine montée vers le Massachusetts. Un panneau solaire qui décroche à Salisbury, la chasse au soudeur qui ne donne rien, le plan B du hamster pendant une insomnie… pis une échelle télescopique flambant neuve pour tout rattacher à Hampton Beach, sous les cellulaires des voisins prêts à filmer le “fail” viral.

Mélo et moi, on n’a jamais réussi à choisir un seul highlight de ce voyage-là. Y en a eu trop. C’est bon signe.

Le manifold, ou l’envers de la médaille

Le drôle de sifflement qui nous a suivis du New Hampshire jusqu’à la maison? Une fuite aux cylindres 2 et 3, avec remplacement du manifold. Un gros chantier de rouille accumulée au fil des saisons sur nos routes salées.

C’est ça aussi, le trip skoolie. Un véhicule lourd, de la mécanique qui a vécu. On l’accepte. Des surprises moins le fun, qui auraient pu être pires, pour mieux apprécier les meilleures. On a même composé une Prière de la Sainte Clé de 10 pour bénir le chantier — que le torque soit avec nos mécanos.

L’été 2026 : la workation, le VanLife Fest et le village nomade

Le skoolie enfin prêt, on est repartis — Lac Etchemin en famille, la Fête des Pères à St-Jules, le mode workation à l’Abbaye d’Oka (coder au soleil, fromage des moines), la détente au Natur’eau Spa. Puis le VanLife Fest Québec à Sainte-Perpétue : trois jours au village nomade, des véhicules aussi originaux que leurs propriétaires, des conférences, des feux de bois, zéro compétition — juste des passionnés qui se racontent leurs histoires. On y a pris goût pas mal vite.

Et les poilus, dans tout ça?

Nos aventuriers à quatre pattes ont pas mal évolué eux aussi. On a commencé avec Snow et Faye Valentine… pis Arya est venue compléter l’équipage. Trois Maine Coons dans 225 pieds carrés, c’est trois petites fournaises à fourrure l’été, une tempête de neige permanente à la mue, pis trois fugues potentielles à chaque porte qui s’ouvre. On a monté tout un système : sécurité féline, gestion de la chaleur, carnet de vaccination et passeport félin pour la douane. Chaque affaire apprise sur le tas est devenue un billet du blog.

Ce qu’on retient

Un an, c’est des freins qui collent, un turbo qui fait PAFF!, un manifold à remplacer, un panneau solaire qui décroche… mais c’est aussi des homards frais, des alpagas, du miel maison, des soirées jazz, des feux communautaires et des couchers de soleil qu’on n’échangerait pour rien.

Bien qu’on ait essayé de trouver notre meilleur moment au cours de la dernière année, chacun d’eux a sa particularité qui le rend inoubliable.

Merci à tous ceux qui nous ont accueillis, dépannés, hébergés pis suivis cette année. À nos p’tits anges de la mécanique, à la famille, aux hôtes Harvest Host et Terego, pis à vous qui lisez le carnet. On repart pour une deuxième année… yééé skoolie!